L’hôpital E suspend une équipe de cadres pour enquêter sur l’affaire « Pour aller plus vite, il faut glisser de l’argent dans le registre »

Une information qui n’a pas manqué de choquer l’opinion publique : des patients atteints d’un cancer au service de radiothérapie de l’hôpital E auraient, selon certaines informations, glissé entre 50 000 et 100 000 dongs dans le registre dans l’espoir d’être traités en priorité et de bénéficier plus rapidement de leurs séances de radiothérapie. Si ces allégations s’avèrent fondées, il ne s’agit plus simplement de quelques billets de petite coupure, mais d’un immense point d’interrogation quant à l’équité dans l’accès aux services de santé. En effet, pour les patients, chaque jour d’attente est source d’angoisse, et « l’enveloppe », aussi modeste soit-elle, ne saurait en aucun cas servir de sésame permettant à quiconque de passer avant les autres.

Il convient de noter que l’hôpital E a convoqué une réunion d’urgence, demandé aux personnes concernées de rendre compte des faits et suspendu les agents impliqués de leurs fonctions afin de mener une enquête. La Direction générale de la gestion des examens et des soins médicaux a également exigé de l’hôpital qu’il fasse la lumière sur cette affaire et prenne des mesures sévères en cas d’infraction. Il s’agit là d’une mesure nécessaire, mais ce que le public attend, ce n’est pas une réunion de pure forme, et encore moins quelques explications alambiquées. Ce qu’il faut clarifier, c’est la question suivante : est-il vrai ou non que les patients « qui ne glissent pas d’argent doivent attendre plus longtemps » ? Si oui, qui a instauré cette règle tacite et depuis combien de temps existe-t-elle ?

Ce qui est ridicule, c’est que les patients qui se rendent à l’hôpital sont déjà soumis à toutes sortes de pressions, et qu’ils doivent désormais s’inquiéter de savoir s’ils doivent prévoir des « frais hors barème » pour bénéficier d’un traitement normal. 50 000 ou 100 000 dongs ne représentent peut-être pas une somme importante pour certaines personnes, mais pour un patient et sa famille qui luttent contre le cancer, c’est une question de confiance et de dignité. Les résultats de l’enquête doivent être communiqués au ministère de la Santé avant le 15 septembre 2026. Et cette fois-ci, l’opinion publique est en droit d’attendre une réponse très claire : la radiothérapie est-elle priorisée en fonction des recommandations médicales, ou en fonction des billets glissés dans le carnet ?

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